Du 4 au 8 décembre 2019, Mon ciné accueille un festival de films et de courts-métrages pour les tout-petits. Découverte et émerveillement assurés pour accompagner leurs premiers pas dans le septième art.

Rehausseurs bien calés dans les strapontins, lumière tamisée, son réduit et programmation adaptée… Tout est prêt à Mon ciné pour accueillir les jeunes enfants de plus de trois ans à l’occasion du festival Trois p’tits pas au cinéma. Du 4 au 8 décembre 2019, ils pourront découvrir ou revoir Zébulon le dragon, un animal aussi attachant que maladroit inventé par les créateurs du Gruffalo et de Monsieur Bout-de-Bois. Il y aura également Zibilla ou la vie zébrée d’Isabelle Favez. Adoptée par des parents chevaux, la jeune zèbre va subir les moqueries de ses nouveaux camarades. En plus de ces œuvres, Mon ciné propose une rencontre et un rendez-vous à la croisée des arts. Car le cinéma municipal est non seulement labellisé Jeune public mais aussi Art et essai, même pour les tout-petits.

Des rendez-vous magiques
En lancement du festival, Mon ciné mêle les arts lors des séances de Pat et Mat en hiver de Marek Benes. Le pianiste Cyrille Aufaure accompagnera la projection du film avec une musique originale composée pour l’occasion. Un ciné-concert hors norme, une véritable invitation à l’émerveillement.
Autre découverte, autre univers pour les enfants de plus de six ans ; celui d’Antoine Page et de Bilal Berreni (alias Zoo project) dans C’est assez bien d’être fou. Le premier est réalisateur, il filme les interventions artistiques du second, street artiste tragiquement disparu en 2013. Au volant d’un vieux camion des années 1970, ils s’étaient lancés dans un voyage artistique de quatre mois, traversant huit pays, dévalant 15 397 kilomètres. Au fil des rencontres, au détour des pannes du camion déglingué, des arrestations, des bakschichs distribués… une aventure peu ordinaire est née ; humaine et artistique. Devant la caméra, Bilal réalise fresques et réalisations ; sur le lac Baïkal gelé en Russie, sur les immenses escaliers du Potemkine en Ukraine, à bord d’un bateau abandonné dans la mer asséchée d’Aral… Le réalisateur Antoine Page reviendra sur ces moments de joie et de galère lors de l’avant-première programmée dimanche 8 décembre à 15 h. C’est aussi pour lui une façon de rendre hommage à Bilal Berreni, tragiquement tué par balles à Détroit alors qu’il peignait dans un lieu abandonné. Il avait 23 ans et s’était déjà illustré dans le monde du street art, avec des portraits de victimes de la révolution arabe dans les rues de Tunis, ou encore en vivant dans un camp de réfugiés à la frontière libyenne pour mieux rendre compte de la réalité au travers de ses créations.

Plus d’infos sur et réservations au 04 76 54 64 55.
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