Le dispositif de consultation sur la privatisation partielle du groupe ADP (ex-Aéroports de Paris) est ouvert depuis le 13 juin 2019. Les signataires rencontres des difficultés en ligne, c’est pourquoi les communes prennent la relève en recueillant votre voix.

Kézako ?

Adoptée par le Parlement le 11 avril dans le cadre du projet de loi Pacte*, la privatisation d’une partie du Groupe ADP (ex-Aéroports De Paris) suscite bien des réactions. Y compris chez les politiques puisque près de 250 députés et sénateurs -soit plus d’un cinquième du parlement- sont à l’initiative de ce Référendum d’initiative partagée (RIP). Ils espèrent ainsi collecter 4,7 millions de signatures, 10 % des électeurs inscrits sur les listes, pour que la décision soit réexaminée par le Parlement et qu’une « proposition de loi affirme le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris ». Ce qui entraînerait de fait l’impossibilité de les privatiser totalement.

*Pacte, Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises.

Comment participer ?

Du 13 juin 2019 au 12 mars 2020, une plate-forme en ligne est ouverte pour recueillir les signatures sur www.referendum.interieur.gouv.fr. Les habitants qui ne sont pas équipés peuvent se rendre à l’accueil de la maison communale où un ordinateur est en libre-service.

De nombreux internautes se sont plaints de difficultés (« plantages récurrents, saisie fastidieuse, nécessité d’avoir une pièce d’identité… »). C’est pourquoi, un dispositif est mis en place « en mairie, en circonscription administrative équivalente ou au consulat » pour recueillir votre voix, en ligne ou sur format papier (formulaire Cerfa n°15264*02). Les votes prendront fin le 12 mars 2020. Le texte sera ensuite soumis à l’examen parlementaire dans les six mois.