Le masque jetable, devenu omniprésent dans l’espace public, est source d’éventuelle contamination de la Covid-19 et de pollution. Il est donc important de le jeter « correctement ».

C’est devenu un vrai casse-tête pour les agents du service Entretien urbain de la ville. Chaque jour, ils ramassent à la pince de nombreux masques jetés à même le sol ou, au mieux, dans des poubelles ouvertes. Ce qui n’est pas sans conséquence pour l’écosystème comme pour la santé de l’homme.

Masques dans la nature : quels risques ?

Les agents chargés de l’entretien de l’espace public sont directement concernés par ce phénomène de masques et autres protections jetés n’importe où, n’importe comment. Tout comme les passants (dont les personnes âgées et les personnes fragiles). Le risque sanitaire est réel car chaque masque, gant, mouchoir usagé est potentiellement contaminé. Selon une étude publiée dans la revue The Lancet en avril 2020, des traces du virus persistent pendant au moins quatre jours sur la surface intérieure d’un masque, sept jours sur la surface extérieure.
Autre risque environnemental : la pollution de la nature. Le temps de dégradation de ce type de déchet est variable ; d’une dizaine d’années à 450 ans selon la taille et la nature de ses composants (notamment le polypropylène). En plus d’être non biodégradable, car issu de ressource non renouvelable comme le pétrole, le masque provoque une pollution à long terme qui débute là où l’homme le jette. Une lente dégradation en microparticules s’opère à même le sol, se propageant ensuite dans les égouts puis les espaces maritimes. Ce qui est dangereux pour les écosystèmes et la santé de l’homme.

Le bon geste : comment bien jeter son masque ?

Fini les corbeilles dans les équipements publics, dans les parcs ou encore les toilettes ! Car chaque masque, gant ou mouchoir jetable utilisé peut être potentiellement contaminé. Il doit donc être déposé selon un protocole précis : l’enfermer dans un premier sac, le conserver 24 heures ainsi avant de le jeter dans un sac poubelle classique. Et hop, direction la benne à ordures grise. Des consignes rappelées dans une campagne de communication du Ministère de la transition écologique et solidaire.
Pour rappel, il est interdit de jeter ou d’abandonner ses déchets dans la rue. Tout manquement peut entraîner une amende allant de 68 € à 1 500 €.

Ensemble, gardons notre ville propre

Pour une ville propre et sans risque sanitaire, un effort de chacun est aussi indispensable que l’ intervention des agents de la direction des espaces extérieurs de la ville de Saint-Martin-d’Hères*. Ceux du secteur de la propreté urbaine entretiennent quelques 25 cours d’écoles, 80 kilomètres de voiries, 17 kilomètres de pistes cyclables, les 3 places de marché. Ce sont eux, aussi, qui vident les 550 corbeilles disposées dans la ville, se chargent des 41 distributeurs de sacs pour les déjections canines… Ils sont donc les premiers concernés par ce risque de pollution sanitaire.
Mais la seule action de ces agents ne peut maintenir un environnement propre. C’est pourquoi leur tout nouveau logo (visible sur l’ensemble des véhicules d’intervention) affiche ce message clair : « Ensemble gardons notre ville propre ».

Les balayeuses de la ville de Saint-Martin-d’Hères affichent leur tout nouveau logo dont le message est clair : « Ensemble, maintenons notre ville propre ».

* Elle comprend les services espaces verts, éclairage public et entretien urbain (voirie ville et propreté urbaine).