Etape N°8 – Les jardins du site Daudet

La petite bulle verte, toute une histoire

Apparue il y a 40 ans sur le site Daudet, la petite bulle verte accueille des parcelles de jardins. Autant de petits lopins de terre qui favorisent convivialité entre les jardiniers du dimanche, et la culture de fruits et légumes. Entre 1976 et 1986, 113 terrains sont ainsi mis à disposition des familles martinéroises. 26 nouveaux se rajoutent avec la construction du gymnase Colette Besson, en 2009. Mais en 2014, la petite bulle verte doit se déplacer, pas très loin, pour laisser la place à l’Eco quartier Daudet. Sa transhumance démarre au mois de mars. Deux années durant, avec l’aide des jardiniers de la ville, un groupe d’habitants bénévoles réfléchissent et œuvrent à la création de ce nouvel espace jardinier. Ce sont 86 femmes et hommes qui relèvent les manches pour piocher, creuser, planter, arroser… afin de faire renaître la nouvelle petite bulle verte. Les jardiniers décident d’abandonner la parcelle individuelle et préfèrent les regrouper. Même si chacun préserve son bout de terrain à cultiver, sa cabane, et sa cuve de récupération d’eau de pluie, ils œuvrent ensemble dans l’espoir de retrouver des jardins verdoyants, et sa biodiversité d’origine. De nombreuses espèces végétales (variétés fruitières, potagères, ornementales) mais aussi animales (mammifères, insectes, reptiles…) ont refait leur apparition. Attiré par les jardins et les oiseaux, proies potentielles, il arrive que des éperviers (rapace) rôdent, notamment en hiver.

Les sauvages, les vagabondes, et les piquantes

L’ortie : une plante qui pique mais qui est une richesse pour l’homme comme pour de nombreux animaux. Là où elle pousse, le sol est riche en azote. Elle sert également à fabriquer le fameux purin d’ortie, fertilisant naturel. Et peut se consommer cru : roulez une feuille entre les doigts, écrasez et dégustez !

Moustique qui pique… a besoin d’eau pour se reproduire. C’est la femelle qui nous harcèle la nuit, se nourrissant de sang pour développer ses œufs qu’elle ira pondre dans la moindre goutte d’eau stagnante. Mais les moustiques ont eux aussi leur rôle à jouer dans la nature. Au stade de larves, ils servent de nourriture à de nombreuses espèces. Adultes, ils constituent les mets de prédilection d’oiseaux, de chauve-souris, de grenouilles, d’araignées, de lézards et de libellules. Ils dépolluent également les écosystèmes aquatiques. Les scientifiques ont démontré que les larves servaient de filtre, contribuant ainsi à nettoyer l’eau. L’insecte participe également à la pollinisation des végétaux lorsqu’il passe de fleur en fleur pour y butiner le sucre nécessaire à ses déplacements.
Attention au moustique tigre arrivé d’Asie il y a une quinzaine d’années. Très agressif, il est potentiellement vecteur de maladies infectieuses. Vous pouvez le reconnaître à ses pattes rayées noires et blanches et à une ligne blanche le long de son thorax. Plus petit que le moustique commun (Culex pipiens), essentiellement actif la nuit, le moustique tigre pique surtout pendant la journée.

Le hérisson : l’ami des jardiniers, car même s’il ne dédaigne pas les petits fruits, il débarrasse le jardin des lombrics, chenilles, araignées, limaces… Il se nourrit également de grenouilles, de lézards, de jeunes rongeurs, de cadavres, de champignons, d’œufs cassés et d’oisillons tombés des nids. Vous l’aurez compris, il est omnivore. S’il se déplace lentement, mais bruyamment, il reste difficile à surprendre car il dort la majeure partie de la journée et chasse la nuit.

L’orvet : drôle de lézard sans patte, aux écailles lisses et luisantes, qui attend un peu de chaleur pour se mouvoir. Il fréquente aussi bien les bois, les chemins ou les voies ferrées que les jardins, se terrant volontiers dans les tas de compost. Comme tous les reptiles, il entre en hibernation entre octobre et avril et reste à l’abri du gel et des différences de températures dans le sol, profitant d’une galerie de rongeurs abandonnée, ou encore sous un tas de bois ou de pierres. C’est un grand consommateur de limaces, d’araignées et de lombrics.

Jeux

PIQUE ET PIQUE ET COLÉGRAM :

L’ortie, et ses petites seringues de produit urticant…Quel remède ?

Pour calmer les démangeaisons d’une piqure d’ortie, il suffit de frotter l’une de ces plantes (et son jus apaisant) sur la peau

1 – Ciboulette / 2 – Plantain / 3 – Salade / 4 – Consoude

Hérisson piquant, où le trouver ?

1 – Dans une maison ? / 2 – Au potager ? / 3 – Dans un tas de bois ? / 4 – Sur une route ? / 5 – Dans un arbre ?

Pourquoi se roule t-il en boule ?

1 – Pour dormir ?
2 – Pour se protéger des prédateurs ?