Etape N°16 – Parc Jo Blanchon SUD

Les lamiacées, appelées autrefois labiées (du latin « labia », lèvre), en référence à leur corolle formant comme deux lèvres : celle qui est supérieure est en casque, l’inférieure sert de plate-forme à l’insecte qui vient chercher le nectar. La sauge des prés est ainsi visitée par des bourdons et des abeilles. Ceux-ci se posent sur sa lèvre inférieure, et visitent le fond de la corolle, ce qui fait basculer les étamines sur le dos de l’insecte poilu. Le pollen se colle à son dos et il part visiter d’autres fleurs. Un acte qui profite aux abeilles, qui récupèrent un nectar abondant, et aux fleurs qui se voient ainsi fécondées. Beaucoup de nos plantes aromatiques sont issues de cette famille : lavande, menthe, mélisse, romarin, thym, origan, sauge, marjolaine, sarriette, etc.

Les bourdons printaniers sont les premiers à visiter les fleurs printanières. Pollinisateurs infatigables, ils sont nombreux et essentiels à la fructification des arbres et arbustes. Les bourdons ont chacun des spécialités côté fleurs, ou côté nids :

  • Le bourdon des pierres est présent très tôt ici. Sa langue est assez courte, ce qui lui permet de visiter de nombreuses fleurs. Il construit un nid sous les pierres et dans les fissures des murs.
  • Le bourdon des prés a une courte langue et préfère les chatons du saule (plante). Il fait son nid sous terre ou à la surface du sol.
  • Le bourdon des champs, malgré son nom, fréquente les bois et installe son nid à la surface du sol, parfois dans un amas de mousse.
  • Le bourdon des arbres utilise une cavité au dessus du sol, dans les arbres pour bâtir son nid.
  • Le bourdon terrestre butine les fleurs à corolle profonde grâce à sa longue langue et choisit pour son nid une cavité à la surface du sol, comme un terrier de rongeur.
  • Le bourdon des jardins a la langue la plus longue et peut butiner les fleurs du trèfle. Il fabrique son nid à couvert, sous un plancher, ou sous une cabane.

Le syrphe bâton : de forme allongée, il imite les guêpes avec son abdomen jaune barré de bandes noires plus ou moins fines, mais c’est une petite mouche reconnaissable à ses gros yeux, ses antennes courtes, son vol stationnaire et rapide avec de vives accélérations et de brusques changements de direction. Cet insecte, grand migrateur en hiver, est présent un peu partout dès le printemps. Sa larve consomme de nombreuses espèces de pucerons aussi est-il très apprécié des jardiniers.

Le papillon machaon : magnifique papillon qui fréquente aussi bien les prairies que les jardins au début du printemps, dès son retour de migration. Sa chenille est caractéristique : verte avec des anneaux noirs bordés de points rouges. Elle est présente sur le fenouil, les carottes… Si elle se sent menacée, elle fait saillir un organe fourchu à l’arrière de la tête, dégageant une odeur fétide qui décourage ses ennemis.

La fraise n’est pas un fruit

Quelques pieds de fraisiers attirent les gourmands dès le mois de mai. Au fait, savez-vous que la fraise n’est pas un fruit ? Pour les botanistes, il s’agit d’une partie de la plante nommée réceptacle qui a beaucoup grossi et à la surface de laquelle se trouvent les graines. Or, un vrai fruit correspond à l’ovaire fécondé qui se développe simultanément avec les graines, comme dans le cas d’une cerise ou d’une groseille. Les véritables fruits du fraisier sont donc des akènes, autrement dit des fruits secs contenant une graine que nous pouvons observer sur la fraise.
Seule précaution d’actualité à prendre : éviter les lieux de passage de chiens et de renards car l’échinococcose (maladie grave du foie) est présente dans notre région et se transmet par les déjections de ces canins.
Au fait, fraisier vient du latin « fragans » qui signifie parfum.

Jeux

Qui me mange ?

1 – l’opilion
2 – le blaireau
3 – le crapaud
4 – la limace
5 – l’abeille
6 – la Fourmi
7 – le merle

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