Le documentaire, un genre cinématographique qui dévoile des vérités

Dans le cadre de la 20e édition du Mois du film documentaire, Mon Ciné met à l’honneur six œuvres du 6 novembre au 8 décembre 2019.

Six œuvres criantes de vérité, six événements pour se rencontrer autour d’une projection. Du 6 novembre au 8 décembre 2019, Mon Ciné met en lumière le film documentaire, un genre cinématographique à l’opposé de la fiction. S’appuyant sur des documents ou le trajet d’une vie, il décrit une certaine réalité. Ainsi, Waad Al-Kateab a filmé son quotidien à Alep, en pleine guerre. « Les pertes, la vie, les espoirs et la solidarité. » De 2012 à 2016, elle témoigne caméra à la main tout en épaulant son mari Hamza, médecin, sans relâche et parfois au péril de sa vie. « Ça me donne une raison d’être là », confie-t-elle. Tous deux hésitent entre rester au pays pour résister à leur façon et le quitter pour arracher leur petite fille Sama, née pendant la guerre, de ses griffes meurtrières. Ces tranches de vie, de combat et de mort ont été diffusées en Grande-Bretagne où la réalisatrice s’est finalement réfugiée. Avec Edward Watts, elle en a fait un film bouleversant. Ovationné à Cannes, où il a été primé de l’Oeil d’or cette année, Pour Sama le journal d’une mère syrienne est régulièrement salué par la critique depuis sa sortie en salle le 9 octobre. Programmé du 6 au 12 novembre à Mon Ciné, la séance de ce soir sera suivie d’un débat animé par Jean Marcou (professeur, directeur des relations internationales et du Master Méditerranée Moyen-Orient à Sciences-Po Grenoble), l’association étudiante Monde arabe Sciences-Po et l’antenne Jeunes d’Amnesty international Grenoble. Un échange pour éveiller le public à une lecture critique sur le monde qui nous entoure.

Des réalités à fleur de peau
Les semaines suivantes, d’autres réalités seront dévoilées à travers l’oeil d’un cinéaste. Dans M, Yolande Zauberman révèle l’histoire de Menahem, jeune prodigue à la voix d’or abusé par des membres de sa communauté qui l’adulait. De son voyage dans son pays natal, Patricio Guzman a fait naître La cordillères des songes. Un film dévoilant « cette immense colonne vertébrale pour en dévoiler les mystères, révélateurs puissants de l’histoire passée et récente du Chili ». Une exposition photographique consacrée au désert d’Atacama (Chili) de Patricio Pardo-Avalos sera visible du 20 novembre au 3 décembre 2019, histoire de rappeler à quel point « les hommes sont infiniment petits dans cet espace infiniment grand auquel ils sont reliés ». Jeune bergère, le documentaire de Delphine Détrie dresse le portrait d’une jeune mère célibataire ayant quitté la région parisienne pour vivre au plus près de la nature. Une jeune bergère qui goûte aux joies et aux difficultés de cette nouvelle vie. Le réalisateur Lech Kowalski a choisi de fixer sa caméra sur les salariés de l’usine d’équipement automobile GM&S menacée de fermeture. On va tout péter est une ode à ces femmes et ces hommes, tournée à la manière d’un concert de rock.

Et deux avant-premières !
Pendant ce mois pas comme les autres, Mon Ciné programme deux avant-premières. L’une à destination des enfants de plus de sept ans. Il leur sera donné à voir un road movie artistique mêlant dessins et vidéos pour conter l’histoire de Bilal, street artiste, et Antoine Page, le réalisateur, dans C’est assez bien d’être fou (dessins de Zoo project). L’autre : Pahokee une jeunesse américaine de Ivete Lucas et Patrick Bresnan décrit la vie de quatre adolescents juste avant leur entrée à l’université.
Vous avez un mois pour prendre le temps de découvrir ces réalités et aller à la rencontre de cinéaste, témoins et autres experts. Un mois pour voir autrement ce et ceux qui nous entourent.